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Japan2010_celina-76

Vous trouverez de nouvelles photos dans la rubrique « Photography » : Japon, Texas, Louisiane, Croatie, animaux, nature, industrie et autres…

You can find new pictures in the « Photography » section: Japan, Texas, Louisiana, Croatia, animals, nature, industry and others…

Ca y est, je suis enfin allée voir le dernier film de Coline Serreau, « Solutions locales pour un désordre global« . « Les films d’alertes et catastrophistes ont été tournés, ils ont eu leur utilité, mais maintenant il faut montrer qu’il existe des solutions, faire entendre les réflexions des paysans, des philosophes et économistes qui, tout en expliquant pourquoi notre modèle de société s’est embourbé dans la crise écologique, financière et politique que nous connaissons, inventent et expérimentent des alternatives. » nous dit Coline Serreau.

Trois années ont été nécessaires pour interviewer des acteurs du monde entier : Pierre Rabhi, Claude et Lydia Bourguignon, des paysans du Mouvement Sans Terre au Brésil, Kokopelli en Inde, M. Antoniets, ex-dirigeant d’un kolkhoze en Ukraine… ils résistent à tout ce que la « Révolution (dite) Verte » à entraîné, car ils aiment leur terre, car ils ont compris que c’est en la protégeant que l’Homme pourra continuer à vivre de ce qu’elle lui apporte.

Cette révolution est apparue après la seconde guerre mondiale. L’objectif était de reconstruire, de nourrir. Alors l’agriculture est devenue beaucoup plus intensive. La course à la productivité a été depuis la meilleure raison trouvée pour augmenter le nombre de traitements, « améliorer » les semences, et multiplier les machines utilisées. Ce fut effectivement une révolution dans la pratique, mais le terme de « verte » est ambigu. Ce mot aujourd’hui associé au respect de l’environnement a en fait nommé exactement l’inverse : le résultat est assez accablant au niveau mondial : des terres qui ne produisent que parce qu’elles sont boostées en engrais, qui sont imprégnées de produits chimiques, et donc considérées comme mortes, car peu de vie y demeure encore…

On découvre des pratiques agriculturales qui fonctionnent, réparent les dégâts et proposent une vie et une santé améliorées en garantissant une sécurité alimentaire pérenne. Paradoxalement, on pense que ce sont de nouveaux systèmes de production agricole, mais il s’agit le plus souvent de l’équilibre trouvé entre l’Homme et la Terre, de bon sens, et de bonnes habitudes héritées de nos grand-mères. De nos grand-mères… car si les hommes ont pris en main la « Révolution (dite) Verte » de l’agriculture et de l’élevage, ce sont bien les femmes qui ont souvent été les innovatrices et les garantes de l’héritage cultural. Et ce sont des hommes qui le disent (aussi)! Tout le monde s’accorde d’ailleurs à dire que la terre est bien un élément féminin.

De nombreuses informations qu’il faut connaître pour mieux comprendre notre monde actuel, des actions que nous pouvons faire à tous les niveaux (voir le site du film), des solutions pour panser les plaies d’une terre trop longtemps maltraitée : c’est tout cela que l’on retrouve dans « Solutions locales pour un désordre global ». Et puis une très belle fin sur laquelle se clôt le documentaire : les sourires de tous les participants.

MIGRANT RIGHTS

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Migrant-Rights.org from Najork on Vimeo

Nous y voilà, nous y sommes. Depuis cinquante ans que cette tourmente menace dans les hauts-fourneaux de l’incurie de l’humanité, nous y sommes.
Dans le mur, au bord du gouffre, comme seul l’homme sait le faire avec brio, qui ne perçoit la réalité que lorsqu’elle lui fait mal. Telle notre bonne vieille cigale à qui nous prêtons nos qualités d’insouciance.

Nous avons chanté, dansé. Quand je dis « nous », entendons un quart de l’humanité tandis que le reste était à la peine. Nous avons construit la vie meilleure, nous avons jeté nos pesticides à l’eau, nos fumées dans l’air, nous avons conduit trois voitures, nous avons vidé les mines, nous avons mangé des fraises du bout monde, nous avons voyagé en tous sens, nous avons éclairé les nuits, nous avons chaussé des tennis qui clignotent quand on marche, nous avons grossi, nous avons mouillé le désert, acidifié la pluie, créé des clones, franchement on peut dire qu’on s’est bien amusés.
On a réussi des trucs carrément épatants, très difficiles, comme faire fondre la banquise, glisser des bestioles génétiquement modifiées sous la terre, déplacer le Gulf Stream, détruire un tiers des espèces vivantes, faire péter l’atome, enfoncer des déchets radioactifs dans le sol, ni vu ni connu.
Franchement on s’est marrés.
Franchement on a bien profité.
Et on aimerait bien continuer, tant il va de soi qu’il est plus rigolo de sauter dans un avion avec des tennis lumineuses que de biner des pommes de terre.
Certes. Mais nous y sommes. A la Troisième Révolution.
Qui a ceci de très différent des deux premières ( la Révolution néolithique et la Révolution industrielle, pour mémoire) qu’on ne l’a pas choisie.
On est obligés de la faire, la Troisième Révolution ? » demanderont quelques esprits réticents et chagrins. Oui. On n’a pas le choix, elle a déjà commencé, elle ne nous a pas demandé notre avis. C’est la mère Nature qui l’a décidé, après nous avoir aimablement laissés jouer avec elle depuis des décennies. La mère Nature, épuisée, souillée, exsangue, nous ferme les robinets. De pétrole, de gaz, d’uranium, d’air, d’eau.
Son ultimatum est clair et sans pitié : Sauvez-moi, ou crevez avec moi (à l’exception des fourmis et des araignées qui nous survivront, car très résistantes, et d’ailleurs peu portées sur la danse).
Sauvez-moi, ou crevez avec moi. Évidemment, dit comme ça, on comprend qu’on n’a pas le choix, on s’exécute illico et, même, si on a le temps, on s’excuse, affolés et honteux. D’aucuns, un brin rêveurs, tentent d’obtenir un délai, de s’amuser encore avec la croissance. Peine perdue.
Il y a du boulot, plus que l’humanité n’en eut jamais.
Nettoyer le ciel, laver l’eau, décrasser la terre, abandonner sa voiture, figer le nucléaire, ramasser les ours blancs, éteindre en partant, veiller à la paix, contenir l’avidité, trouver des fraises à côté de chez soi, ne pas sortir la nuit pour les cueillir toutes, en laisser au voisin, relancer la marine à voile, laisser le charbon là où il est, – attention, ne nous laissons pas tenter, laissons ce charbon tranquille – récupérer le crottin, pisser dans les champs (pour le phosphore, on n’en a plus, on a tout pris dans les mines, on s’est quand même bien marrés). S’efforcer. Réfléchir, même. Et, sans vouloir offenser avec un terme tombé en désuétude, être solidaire. Avec le voisin, avec l’Europe, avec le monde. Colossal programme que celui de la Troisième Révolution. Pas d’échappatoire, allons-y. Encore qu’il faut noter que récupérer du crottin, et tous ceux qui l’ont fait le savent, est une activité foncièrement satisfaisante. Qui n’empêche en rien de danser le soir venu, ce n’est pas incompatible. A condition que la paix soit là, à condition que nous contenions le retour de la barbarie -une autre des grandes spécialités de l’homme, sa plus aboutie peut-être.
A ce prix, nous réussirons la Troisième révolution.
A ce prix nous danserons, autrement sans doute, mais nous danserons encore.

Fred Vargas, Archéologue et écrivain. Pour information, Fred Vargas a écrit ce texte en soutien à Europe Ecologie le 07/11/2008. Voici l’original.

TILLANDSIA

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Usnoides, Caticola, Streptophylla, Funkiana, Fasciculata, Oaxacana… De quelle langue s’agit-il ? D’aucune, sinon du latin pour nommer de jolies plantes épiphytes (végétaux qui se fixent sur d’autres, sans s’en nourrir). Elles n’ont pas besoin de terre pour vivre mais uniquement d’eau, qu’elles absorbent par les feuilles. L’entretien est donc très facile, même pour ceux qui n’ont pas forcément la main verte : de l’eau minérale, ou de l’eau filtrée et mélangée à un peu d’engrais pour ajouter les sels minéraux nécessaires. On les appelle Tillandsias ou Filles de l’air (pour les plus poétiques) et ces végétaux appartiennent à la famille des Broméliacées (comme l’ananas). Ils sont originaires de régions arides et semi-désertiques, notamment dans les pays andins. Leur aspect est extrêmement varié : duveteux, bulbeux, herbacé, filiforme, fleurs rouges ou violettes… Après la floraison, la plante produit de petits rejets, qui peuvent être divisés pour obtenir de nouveaux pieds. Ils peuvent être cultivés entre 10 et 35°C, et pendant les vacances d’été, on peut les laisser sur un balcon ou une terrasse, la rosée du matin et l’humidité de l’air leur suffira.

C’est simple, c’est beau, c’est facile. Que demander de plus?

On peut les trouver chez Annaturra par exemple. Cette société est présente sur certains salons, dont le Salon International de l’Agriculture, et sur internet. A lire aussi : « Plantes dépolluantes » de M. Grollimund et S. Hannebique. L’air des intérieurs d’appartements ou de maisons étant très pollué par les différentes produits ménagers, peintures, solvants etc, ces plantes peuvent jouer le rôle de dépolluants. Intéressant.

INTERDIC-THON

Nous savons que le thon rouge est une espèce menacée d’extinction. La France travaille à interdire sa consommation et c’est encourageant. Ce qui l’est encore plus, c’est l’annonce des USA sur leur intention de demander l’interdiction de son commerce au niveau international (voir Les Echos, Le Monde etc), le 13 mars à Doha.

Par contre, on apprend dans le Times qu’une étude  du gouvernement américain en 2004 a démontré la nocivité du thon blanc (Albacore) pour les femmes enceintes et les jeunes enfants, à cause de sa forte concentration en mercure, qui aurait des conséquences sur la formation du système nerveux central. Nous pouvons nous plaindre du risque sanitaire, mais ne fait que nous rappeler que nous subissons les conséquences de notre propre activité sur l’environnement.

Du coup, nous risquons bientôt de ne plus manger de thon du tout.

A LA VOLONTE DU PEUPLE

les-miserables

Extrait des Misérables, comédie musicale inspirée du roman de Victor Hugo.

« À la volonté du peuple dont on n’étouffe jamais la voix

Et dont le chant renaît toujours et dont le chant renaît déjà

Nous voulons que la lumière déchire le masque de la nuit

Pour illuminer notre terre et changer la vie

Il viendra le jour glorieux où dans sa marche vers l’idéal

L’homme ira vers le progrès du mal au bien du faux au vrai

Un rêve peut mourir mais on n’enterre jamais l’avenir

Joignez-vous à la croisade de ceux qui croient au genre humain

Pour une seule barricade qui tombe cent autres se lèveront demain

À la volonté du peuple un tambour chante dans le lointain

Il vient annoncer le grand jour et c’est pour demain

C’est pour demain! »

Date : 1980

Mise en scène : Robert Hossein

Paroles : Alain Boublil et Jean-Marc Natel

Musique : Claude-Licher Schönberg

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Trouvé au détour d’une rue parisienne…

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Found in a street in Paris…

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Nos enfants nous accuseront est un documentaire de 112 minutes réalisé par Jean-Paul Jaud sur l’impact des produits chimiques utilisés en agriculture / viticulture sur la santé des personnes, que le contact soit du à l’utilisation ou la consommation. Pour rappel, chaque année en Europe, 10 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement. 70% des cancers sont également dus à l’environnement, dont 40% à l’alimentation et 30% à la pollution. L’incidence des cancers a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme, et 1,1% chez l’enfant en France. Nous ne réalisons peut être pas à quel point notre alimentation contient des produits chimiques, nocifs à force de s’accumuler dans l’organisme.

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Our children will accuse us is a documentary realised by Jean-Paul Jaud on the impact of the chemicals used in agriculture on people health, either used or eaten. or information, each year in Europe, 10 000 children die from environmental causes. 70% of cancers are also due to environment, with 40% from food and 30% from pollution. Human cancer incidence increased of 93% in 25 years , and children’s cancers of 1,1% in France.


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