LA VIE EST UNE MALADIE SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLE, INCURABLE ET MORTELLE

1 août 2009 2 Par admin

Tout le monde connaît bien cette définition… et pourtant, nous avons tendance à l’oublier. Merci à Monsieur Compte-Sponville qui la citait récemment dans sa chronique du Monde des Religions.

Oublier la finitude de notre existence, que l’on croit ou non à la réincarnation ou la vie éternelle, peu importe. Ce qui compte, c’est ce temps qui nous est imparti dans cette vie. Et si l’on connaissait la date de notre mort? Cela nous ferait-il aller plus vite? Etre plus actif, plus efficace, plus utile? Une autre définition, celle de Bichat (début du XIXème siècle) :  » La vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort ». Cela signifie bien que nous luttons chaque jour contre cette mort qui nous attend. C’est peut être la raison pour laquelle nous parlons tant de Développement Durable ou Responsable : nous luttons pour notre propre survie. Pas celle de la Terre qui vivra bien après nous (mais dans quel état?), mais la nôtre.

Nous luttons physiquement (en limitant les risques quels qu’ils soient), mais aussi psychologiquement. Que pourrait-on entendre par mort psychologique? Selon chacun d’entre nous, cela peut revêtir une interprétation différente. Dans un contexte actuel de crise, cette mort peut être par épuisement dû au stress, à la pression (y compris sociale), au manque de liberté, ou à une hypéractivité plus éreintante qu’efficace. Au contraire, cette mort psychologique peut être le résultat d’une inactivité cérébrale, une vie superficielle sans intérêt, un état végétatif prononcé (le cerveau peut-il être phagocyté par la télé?).

Comment choisir le juste milieu, s’il en est un? A chacun son juste milieu j’en conviens. Il pourrait s’agir de l’équilibre entre l’exploitation de ses forces et l’expression de ses talents à des fins « positives », sans toutefois s’épuiser inutilement. Quelle ingratitude serait-ce que de ne pas utiliser nos propres atouts.Il n’est rien de pire que de gâcher et de ne pas valoriser ce que l’on a. Qu’on le fasse pour soi bien sûr, mais aussi pour les autres! Et pour cela, il faut bien commencer par se connaître soi-même…