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On nous appelle la génération Y. Pourquoi? Parce que Y en anglais, se lit « why ». Nous sommes donc une génération qui (se) pose beaucoup de questions. Pourquoi ferais-je ci? Pourquoi irais-je où l’on m’a dit d’aller? Pourquoi aurais-je la même mentalité que la génération qui m’a précédé? Il paraît que chaque génération critique la précédente. C’est sans doute vrai. En tout cas, nous avons des choses à remettre en ordre, cela est sûr. Et la sur-consommation des années 80-90, que nous avons connus petits et qui a été la cause de tant de gâchis, restera un souvenir et non une habitude. La reconstruction d’après guerre qui a entraîné une agriculture à outrance (jusqu’à en arriver aux quotas et pénaliser les surplus) évolue pour devenir plus raisonnée, plus intelligente.

Les critères de sélection des jeunes qui recherchent du travail aujourd’hui concernent de plus en plus une quête de sens. Choisir une entreprise ou monter une entreprise qui nous ressemble, qui soit capable de démontrer sa raison d’être. Travailler, oui mais pourquoi? Pour gagner de l’argent? Pour subvenir seulement à nos besoins vitaux (manger, se loger, se vêtir, rester en bonne santé)? Non… aujourd’hui, nous attendons d’une entreprise un certain état d’esprit et des valeurs, qu’elle donne du sens à notre vie (au moins professionnelle), que ce soit un contrat gagnant-gagnant dans lequel nous puissions associer travail et épanouissement. Pas évident, mais de plus en plus important.

Génération Y, avec une lettre en majuscule comme il se doit. Le Y représente aussi un chemin qui se divise, pouvant symboliser le choix d’une direction à prendre. C’est notre libre-arbitre à tous, le choix que nous portons en nous de décider, de faire changer les choses, de les améliorer. A l’inverse, on peut y voir deux voies qui convergent dans une même direction. Nous pouvons imaginer que les vies de certains d’entre nous convergent dans un sens commun. Libre-arbitre ou synchronisme.

2 Responses to “GENERATION Y… Y COMME QUOI D’AILLEURS? / Y generation… Y like what exactly?”

  1. yannick dit :

    Y c’est aussi XY ( sexué ) d’autre part X a valeur d’inconnu en mathématiques, Y y apparait dans les fonctions comme Y= ax+b ….Y étant la résultante d’une équation son résultat, on se retrouve donc.
    Est-ce seulement le fait de cette génération , à segmenter onen oublie l’essentiel…. le tout ….et l’humanité est d’abord un tout.
    Yannick

  2. Alex dit :

    Voilà qu’en quelques lignes, Célina, tu ouvres nombres de sujets et d’interrogations sur le sens de la vie et de nos vies à échelle collective, de nos actions et de ce qui fait « Sens » pour elle. Pour ma part, et avant de te lire, le Y symbolisait plutôt l’Homme mais aussi le mâle humain dans ses capacités et ses bienfaits mais hélas aussi dans ses écarts malheureux voire monstrueux quasi autodestructeurs, et le ramener à une question, Why, est une projection plus qu’intéressante puisqu’elle nous pose la question de notre raison d’être, en tant qu’espèce humaine. Nous avons fait un grand écart entre un passé récent, -10.000 ans à aujourd’hui, où les valeurs primitives d’harmonie avec la nature étaient innées et pas seulement au seul service de la survie : paradoxe. Aujourd’hui, notre sensibilité s’est éloignée des fondements des peuples premiers que nous étions, alors que neurologiquement et spirituellement nous en sommes encore très proches. Effectivement, les générations du XXième siècle dont nous faisons parti, se sont entraînées au service du progrès et du confort (en clair, de la dépendance !) dans une impasse à avenir compromis,dont le temps est, par ailleurs, compté. Même s’il est trop tard pour que les changements soient stoppés, il n’est jamais trop tard pour élever notre conscience humaine et surtout de tenter d’infléchir les déséquilibres engagés. Le plus bel héritage que nous puissions faire est de transmettre à nos enfants cette vision, une véritable culture du vivant et de son équilibre, qu’ils soient prêts et qu’ils prennent les bons réflexes en référence aux valeurs de bon sens et d’anticipation du risque et d’impacts possiblement induits à soi-même et à autrui. Aux débats intellectuels, devra faire place les actions, en gardant une devise qui est de dire que « celui qui n’agit pas, n’est rien » en y ajoutant « pour des causes ‘terrestrement’ justes ». Nous sommes tous, bien modestement, des unités humaines à champ individuel d’action très restreint dont on sait que l’union des pensées et des actions est la seule alternative. Il serait bien naïf aussi de croire que les valeurs de pouvoir, d’argent, de compromission, de manipulation… causes essentielles des dégâts actuels puissent disparaître : c’est hélas l’une des natures de l’Homme. La société a heureusement progressé, c’est pourquoi seule une volonté politique forte et courageuse comme nous l’avons vu avec le Grenelle de l’environnement pourra aider à corriger les modes de fonctionnement des sociétés.
    Un dernier mot de cette bien brève réaction à tes propos : attention, dans tous ces débats de ne jamais rentrer dans le dogme au risque d’y perdre l’objectif primordial. C’est là, et c’est mon mot de la fin, que la notion de libre arbitre prend tout son sens…

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